Les outils d’innovation : la méthodologie “stage gate”
La méthodologie stage gate (“étape porte” en français) est un moyen éprouvé de faire passer de nouveaux produits de l’idée à la réalité commerciale. Elle est peut-être ancienne, mais elle a encore beaucoup à offrir, surtout depuis qu’on l’a intégrée à des approches plus récentes telles que I’ Innovation Agile et le Design Thinking.
Introduction
La démarche a été conçue dans les années 1980 par Robert G. Cooper comme un moyen structuré de faire passer un projet de développement de nouveaux produits de l’idée au lancement commercial. Lui et ses collègues ont conçu un processus Stage-Gate® spécifique et il reste le gourou dans ce domaine. Cela vaut la peine de consulter le site Web de son entreprise et les autres documents connexes dans la section “Pour en savoir plus” ci-dessous.
Depuis plus de 40 ans, la méthodologie stage gate est devenue le standard de l’industrie pour la mise sur le marché de nouveaux produits. Elle est utilisée par près de 80 % des entreprises nord-américaines. C’est aussi la méthodologie que j’ai utilisée. Bien qu’elle soit née dans les années 80, elle n’est pas restée figée dans le temps, mais a continué à se développer pour intégrer des éléments de I’ Innovation Agile et du Design Thinking.
Dans cet article, je vous donne un aperçu rapide de la méthodologie et de son utilisation dans le développement de nouveaux produits.
Stage gate classique : un aperçu rapide
La méthode “stage gate” (également connue sous le nom de “phase gate” ou “waterfall”) couvre le travail effectué par les équipes de projet pour transformer les idées en nouveaux produits lancés sur le marché. En d’autres termes, le processus d’innovation produit. Elle divise ce processus en étapes plus petites (appelées ” stages “) au cours desquelles les équipes de projet travaillent sur des activités visant à faire avancer le projet. Les étapes sont séparées par des ” gates “. Chaque ” gate ” est un point de décision où le projet est examiné par une équipe interfonctionnelle (appelés ” gatekeepers “). La première tâche des “gatekeepers” est de décider si le projet passe le gate ou non. Ils s’assurent également que le projet est bien exécuté, que le business case tient la route et que des ressources adéquates sont disponibles pour la prochaine étape du projet.
Les processus de type “stage gate” sont généralement représentés par des pipelines ou des entonnoirs de projets.

Bien que les principes du “stage gate” au niveau macro soient assez universels, chaque entreprise peut (et doit !) adapter son approche à ses propres besoins. Le nombre d’étapes et de portes peut varier. Le processus officiel Stage-Gate® comporte 6 étapes et 5 portes, par exemple. Le travail prévu pour chaque étape et les critères de décision de chaque porte peuvent également varier. La conception d’un processus Stage-Gate adapté à votre entreprise est une des clés d’une innovation de produit réussie.
Les avantages avérés de la méthode du ” stage gate “
Si la méthodologie est utilisée de manière quasi universelle, c’est parce qu’elle apporte plusieurs avantages. Parmi ceux-ci, sa capacité à structurer une activité complexe et potentiellement chaotique. Elle permet également d’identifier rapidement les problèmes et offre la possibilité d’arrêter ou de modifier les projets au cours de leur développement. Cette approche peut également être utilisée pour de nombreux types de projets différents. Globalement, par rapport à la non-utilisation d’une approche “stage gate”, elle réduit le temps de mise sur le marché et génère des lancements de produits plus réussis. C’est pourquoi elle est si populaire. Mais aucune méthode n’est parfaite et, au fil des ans, elle a évolué. Les entreprises répondent à de nouveaux défis et chacun essaie d’adapter ses pratiques pour obtenir un avantage quelconque sur ses concurrents.
L’avenir : des approches hybrides ?
La méthode est née dans les années 1980 et le monde d’aujourd’hui est très différent. La stage gate a évolué au fil du temps pour commencer à répondre aux critiques selon lesquelles il s’agissait essentiellement d’un processus linéaire qui n’encourageait pas la pensée intuitive et ne s’adaptait pas aux flux de travail itératifs et flexibles utilisés par d’autres approches telles que le Design Thinking.
Beaucoup de choses ont changé depuis les années 1980…
